Ces 7 arguments d’inaction écologique, et comment les contrer
J’ai écrit cet article au cas où ça vous arrive de vous sentir seul dans votre lutte.
Comme si vos proches s’en fichaient de vos convictions. Comme si vous batailliez contre tous pour être écolo, et qu’au final c’est à vous qu’on jette les pierres. Mais bonne nouvelle :
Ce n’est pas de votre faute, ni de celle de vos proches. C’est simplement que vos proches ne vous comprennent pas et que vous ne les comprenez pas. C’est du vécu.
Et avec cet article, j’espère simplement vous donner quelques arguments pour montrer que votre opinion compte. Et aussi vous éviter les mêmes erreurs que moi en matière de « communication écolo ».
C’est parti !
Argument n°1 : le GIEC raconte n'importe quoi, on ne peut pas prévoir les choses à 100 ans. Et puis l’homme s’est toujours adapté. (climatosceptique)
Et oui, malgré tout, quelques climatosceptiques rôdent encore ! Ils répètent sans cesse ces mêmes faux doutes sur le climat ?
Alors répondez leur que les projections du GIEC se confirment aujourd'hui, et que tout le monde peut juger de leur véracité. Sans oublier de dire le plus important :
Avec les progrès technologiques, les instruments de mesure s’améliorent. En plus, si l'homme s'est toujours adapté, cela a pris des siècles (certainement pas le temps que nous avons) et cela s’accomplit dans la douleur.
A lire pour creuser le sujet : Vidéo : le climatosceptique Claude Allègre vs Valérie Masson-Delmotte
Mais peut-être que vos proches doutent du changement climatique car ils ne le comprennent pas bien. Pour cela, vous n'avez qu'à le leur expliquer. Notamment grâce à un outil génial, la fresque du climat. Ou en effectuant des recherches au préalable.
Vous vous êtes rempli la panse de contre-arguments ? Super, maintenant voici une deuxième idée reçue, bien plus répandue :
Beaucoup de gens croient dur comme fer que nous ne disposons d’aucun avenir. Et je le comprends. Parfois, le monde semble aller tellement mal qu’il n’y a aucune solution… Mais je vous rassure :
Souvent, ils interprètent mal la science. Ou écoutent les agitateurs qui attisent les peurs. Et pour leur redonner espoir, vous avez tout ce qu’il faut :
Votre optimisme. Vos convictions. Car j’avoue que quand j’y pense, il n’y a pas tant de catastrophistes que ça dans ma famille… Donc allez-y :
Dites haut et fort qu’il n’y a pas de date butoir. Que même le GIEC affirme que l’avenir est entre nos mains. Qu’il existe des solutions. Qu’avec la démocratie, on peut prendre des initiatives et que c’est ça qui va changer la donne. Mais je sais ce que vous allez dire :
C’est plus facile à dire qu’à faire… C’est pourquoi à la fin de cet article, je vous donnerai des conseils pour prendre confiance en vous. En attendant, voici quelques bonnes nouvelles et documents positifs pour avoir des preuves :
- Des espèces comme le loup1 et le gypaète barbu2, autrefois en danger, se multiplient en France
- les repas se végétalisent de plus en plus dans les établissements scolaires1
- Les Français consomment moins d’énergie qu’avant
- Aux Etats-Unis2, en Chine3 et en Australie4, des grands plans d'investissement sur le climat ont été adoptés
- L'Effet Panda du WWF (podcasts et articles)
- Le livre "Bonnes nouvelles de la planète". Vous pouvez l'acheter neuf ou d'occasion.
- La sélection de documentaires "bonnes nouvelles pour la planète" d'Arte
Maintenant, voici un autre argument, que je rencontre souvent :
Parfois, on a besoin de déculpabiliser, de rejeter la faute sur les autres… Surtout quand on est face à l’inaction des Etats et des industriels. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, allez vous me dire…
C’est pourquoi, voici des arguments pour prouver que oui, chacun a du pouvoir :
Tout le monde doit se remettre en question. Nous nous partageons la faute : les citoyens achètent aux Chinois et aux industriels, qui profitent d'un état trop laxiste.
En plus, si nous attendions que les américains agissent, il faudrait encore attendre longtemps ! Et il existe des politiques durables et résilientes. Dont nous paierons très cher le fait de ne pas les avoir adoptées. Dernière chose :
Même si le train coûtait moins cher que l’avion, même s’il y avait des pistes cyclables partout… Ce serait à nous, citoyens, de choisir l’alternative écolo. Et en mettant la pression sur les politiques et les industriels, on peut vraiment changer la donne !
Mais si certains optent pour cet argument de l’inaction, d'autres préfèrent se contenter de mesures marginales... On regarde comment réfuter ce dernier argument ?

Cette excuse-là, je l'ai forcément lue quelque part. Apparemment, des solutions miracles arrivent. Pas besoin d’y aller fort.
Vous aussi ? Alors voici comment réfuter cet argument si répandu :
Nous risquons gros en misant tout sur la technologie : la véritable solution miracle n'est pas encore arrivée. En plus, pour que l'ombre de cette révolution arrive, il faudrait encore attendre longtemps. Mais cela ne suffit pas…
Il faut aussi attendre que la solution se démocratise. Sans compter qu’en attendant, nous n’avons pas fini de polluer. De détruire notre planète et des vies humaines. Autre chose :
Je pense qu'il faut développer notre esprit critique. La plupart du temps, les politiques et industriels n'apportent pas la preuve de ce qu'ils affirment. Pour finir, les gros pollueurs ne vont passer à l'action si nous prenons sur la base du volontariat !
Maintenant, passons au gros morceau du débat :
J’admets que celui-là, j’y réponds difficilement. Surtout que, encore plus que dans les autres, il n’y a pas que du faux là-dedans. Mais franchement, il n’y a aucune raison de ne pas essayer à aider la planète. Pourquoi ?
Parce qu’aucune mesure parfaite existe. Pas la peine d’en attendre une imaginaire.
En plus, décroissance ne signifie pas dépression ni effondrement : plein des mesures profitant aux pauvres et aux pays en voie de développement (bien plus que les énergies fossiles) émergent. Leur secret : elles taxent les pollueurs et donc les plus riches.
Alors, vous avez de quoi faire pencher le débat ? Voici donc une autre excuse de l’inaction :
Parfois, on peut avoir l’impression qu’en étant écolo, on renonce à une partie de
soi-même. On se restreint. On s’empêche de vivre. Mais il y a aussi l’envers du décor :
Nous vivons libres, mais pas vraiment. Plein d’éléments nous influencent constamment : la pub, les stéréotypes, les préjugés, les médias ou encore les actes des autres.
Au final, nous faisons tous la même chose. Et pour ce qu'il nous reste de liberté, l'offre existante nous restreint encore plus. Finalement agir signifie une seule chose :
Prendre du recul. A retrouver la liberté d’acheter, de vivre et de manger en ignorant la pub. De vivre avec son propre style. Vivre en harmonie avec ses valeurs, ce n’est pas retrouver la liberté ça ? Et puis, n’oublions pas cela :
Devenir écolo ne veut pas dire tout faire ni être parfait. C’est juste prendre en compte l’environnement dans nos choix. Donc si une astuce écolo ne nous convient pas, on n’est parfaitement libre de la laisser tomber… Et si un comportement actuel nous oppresse, on est aussi parfaitement libre d’adopter une solution en accord avec nos valeurs ! Et au pire :
Tout le monde devrait sacrifier un peu de sa liberté pour un futur vivable, non ?
Mais tout ça revient à cet argument :
Argument n° 7 : agir coûte trop cher, prend trop de place et de temps, apporte des contraintes... Seuls les bourgeois et les extrémistes peuvent devenir écolos !
Sur ce point, je suis d’accord. Agir prend du temps, et au début, c’est compliqué (vous connaissez ?) Mais certains proches exagèrent… Voici donc quelques répliques pour les faire relativiser :
Est-ce que consommer moins de carburant ou éviter les achats impulsifs vous coûtera les yeux de la tête ? Non, bien au contraire : les couches lavables vous économiseront 1490€ en 2 ans et vous passer de viande vous épargnera 650€ par an environ. Cela compensera largement le coût d'une nourriture bio...
Pour l'histoire de place, juste un truc : en changeant de mode de vie, fini, le placard plein à craquer de surgelés ou le grenier tout encombré. Vous aurez tout vendu ou remplacé par des produits frais.
Vous manquez toujours d’arguments ? J’en garde encore…
En revanche, j’avoue qu'au début, vous devez vous organiser un poil. Mais une fois bien rôdé, tout deviendra simplissime et ne vous prendra pas plus de temps. Vous pourrez enfin dire au revoir au samedi gâché au supermarché et aux heures d'attentes à l'aéroport !
Sans compter que vous aurez acheté vrac ou limité la viande en deux secondes. Et que vous passerez du bon temps avec les producteurs locaux ou les menuisiers du coin...Cependant, une chose est vraie :
Impossible d'être parfait ! Oui, mais ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas TOUT faire qu'il ne faut RIEN faire.
Et agir en conscience, se couper du superflu ne signifie pas revenir à l'âge de pierre ! Vous ne faites que garder l'essentiel : suivre vos valeurs et véritables envies.
Mais ne vous affolez pas s’ils ne vous écoutent pas : On a un peu tous cette idée reçue. Changer ses habitudes, ça peut être vraiment dur. C’est pourquoi je vous conseille de leur rappeler qu’ils sont libres de choisir les actions qui leur conviennent… Notamment en leur offrant un cadeau :
- Une gourde en inox
- Un objet lavable facile d'utilisation (mouchoirs en tissu, cotons démaquillants
lavables, sacs en tissu récupérés, éponge tawashi récup...)
- Un cosmétique naturel (shampoing solide, déo maison, mascara naturel, baume à lèvres de votre fabrication, savon maison, cosmétique pour la peau DIY…)
- un liquide vaisselle solide et zéro déchet
- un isolant thermique (boudins de porte DIY, pulls, chaussettes, bonnets et écharpes en laine tricotée, rouleau isolant ou autre matériau isolant...)
- des économiseurs d'eau (stop douche, mousseur régulateur, sac économiseur d'eau WC, récupérateur d'eau de pluie (cadeau commun)…)
- un livre écologique pour plus de bonnes idées
N’hésitez pas non plus à leur offrir un atelier de cuisine végétarienne, de couture de tawashis ou sur un thème écolo qu’ils aiment… En passant du bon temps avec eux autour de l’écologie, vous changerez peut-être leur regard. Et sinon, je crois que j’ai fait le tour… Donc un dernier mot :
MERCI d’avoir lu cet article. J’espère que vous pourrez puiser dans quelques-uns de ces arguments pour convaincre vos proches de mettre le pied dans l’engagement.
Mais je sais que ce n’est pas toujours facile :
C’est pourquoi soyez indulgent, avec vous-même comme avec les autres. Vous faites déjà quelque chose de super en parlant de ce qui vous tient à cœur (je sais que c’est très dur J). Donc ce n’est pas grave si vous n’arrivez pas à convaincre 100% de vos proches (c’est presque impossible). Autre conseil :
Ne prenez pas un ton critique, désagréable comme je le faisais avant. Je crois que personne ne l’apprécie, et même moi j’ai des réactions hautes en couleurs avec ce genre de remarques.
Misez plutôt sur vos expériences positives, sur la joie que vous éprouvez avec l’écologie… Et évitez de pointer du doigt les autres. Personne n’est parfait, et pas tout le monde n’a eu la chance d’avoir son déclic ! Pourquoi je vous dis tout ça ?
Parce que, en passant à une communication tolérante, en essayant de prendre en compte tout ça… Et bien mes proches sont beaucoup plus compréhensifs. Donc voilà :
A vous de jouer !
Julia
PS : Vous souhaitez découvrir plus d’arguments écolos ? Je vous conseille le site bon pote (https://bonpote.com/) et en particulier l’article des 12 discours de l'inaction.

Ces 7 arguments d’inaction écologique, et comment les contrer
J’ai écrit cet article au cas où ça vous arrive de vous sentir seul dans votre lutte.
Comme si vos proches s’en fichaient de vos convictions. Comme si vous batailliez contre tous pour être écolo, et qu’au final c’est à vous qu’on jette les pierres. Mais bonne nouvelle :
Ce n’est pas de votre faute, ni de celle de vos proches. C’est simplement que vos proches ne vous comprennent pas et que vous ne les comprenez pas. C’est du vécu.
Et avec cet article, j’espère simplement vous donner quelques arguments pour montrer que votre opinion compte. Et aussi vous éviter les mêmes erreurs que moi en matière de « communication écolo ».
C’est parti !
Argument n°1 : le GIEC raconte n'importe quoi, on ne peut pas prévoir les choses à 100 ans. Et puis l’homme s’est toujours adapté. (climatosceptique)
Et oui, malgré tout, quelques climatosceptiques rôdent encore ! Ils répètent sans cesse ces mêmes faux doutes sur le climat ?
Alors répondez leur que les projections du GIEC se confirment aujourd'hui, et que tout le monde peut juger de leur véracité. Sans oublier de dire le plus important :
Avec les progrès technologiques, les instruments de mesure s’améliorent. En plus, si l'homme s'est toujours adapté, cela a pris des siècles (certainement pas le temps que nous avons) et cela s’accomplit dans la douleur.
A lire pour creuser le sujet : Vidéo : le climatosceptique Claude Allègre vs Valérie Masson-Delmotte
Mais peut-être que vos proches doutent du changement climatique car ils ne le comprennent pas bien. Pour cela, vous n'avez qu'à le leur expliquer. Notamment grâce à un outil génial, la fresque du climat. Ou en effectuant des recherches au préalable.
Vous vous êtes rempli la panse de contre-arguments ? Super, maintenant voici une deuxième idée reçue, bien plus répandue :
Beaucoup de gens croient dur comme fer que nous ne disposons d’aucun avenir. Et je le comprends. Parfois, le monde semble aller tellement mal qu’il n’y a aucune solution… Mais je vous rassure :
Souvent, ils interprètent mal la science. Ou écoutent les agitateurs qui attisent les peurs. Et pour leur redonner espoir, vous avez tout ce qu’il faut :
Votre optimisme. Vos convictions. Car j’avoue que quand j’y pense, il n’y a pas tant de catastrophistes que ça dans ma famille… Donc allez-y :
Dites haut et fort qu’il n’y a pas de date butoir. Que même le GIEC affirme que l’avenir est entre nos mains. Qu’il existe des solutions. Qu’avec la démocratie, on peut prendre des initiatives et que c’est ça qui va changer la donne. Mais je sais ce que vous allez dire :
C’est plus facile à dire qu’à faire… C’est pourquoi à la fin de cet article, je vous donnerai des conseils pour prendre confiance en vous. En attendant, voici quelques bonnes nouvelles et documents positifs pour avoir des preuves :
- Des espèces comme le loup1 et le gypaète barbu2, autrefois en danger, se multiplient en France
- les repas se végétalisent de plus en plus dans les établissements scolaires1
- Les Français consomment moins d’énergie qu’avant
- Aux Etats-Unis2, en Chine3 et en Australie4, des grands plans d'investissement sur le climat ont été adoptés
- L'Effet Panda du WWF (podcasts et articles)
- Le livre "Bonnes nouvelles de la planète". Vous pouvez l'acheter neuf ou d'occasion.
- La sélection de documentaires "bonnes nouvelles pour la planète" d'Arte
Maintenant, voici un autre argument, que je rencontre souvent :
Parfois, on a besoin de déculpabiliser, de rejeter la faute sur les autres… Surtout quand on est face à l’inaction des Etats et des industriels. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, allez vous me dire…
C’est pourquoi, voici des arguments pour prouver que oui, chacun a du pouvoir :
Tout le monde doit se remettre en question. Nous nous partageons la faute : les citoyens achètent aux Chinois et aux industriels, qui profitent d'un état trop laxiste.
En plus, si nous attendions que les américains agissent, il faudrait encore attendre longtemps ! Et il existe des politiques durables et résilientes. Dont nous paierons très cher le fait de ne pas les avoir adoptées. Dernière chose :
Même si le train coûtait moins cher que l’avion, même s’il y avait des pistes cyclables partout… Ce serait à nous, citoyens, de choisir l’alternative écolo. Et en mettant la pression sur les politiques et les industriels, on peut vraiment changer la donne !
Mais si certains optent pour cet argument de l’inaction, d'autres préfèrent se contenter de mesures marginales... On regarde comment réfuter ce dernier argument ?

Cette excuse-là, je l'ai forcément lue quelque part. Apparemment, des solutions miracles arrivent. Pas besoin d’y aller fort.
Vous aussi ? Alors voici comment réfuter cet argument si répandu :
Nous risquons gros en misant tout sur la technologie : la véritable solution miracle n'est pas encore arrivée. En plus, pour que l'ombre de cette révolution arrive, il faudrait encore attendre longtemps. Mais cela ne suffit pas…
Il faut aussi attendre que la solution se démocratise. Sans compter qu’en attendant, nous n’avons pas fini de polluer. De détruire notre planète et des vies humaines. Autre chose :
Je pense qu'il faut développer notre esprit critique. La plupart du temps, les politiques et industriels n'apportent pas la preuve de ce qu'ils affirment. Pour finir, les gros pollueurs ne vont passer à l'action si nous prenons sur la base du volontariat !
Maintenant, passons au gros morceau du débat :
J’admets que celui-là, j’y réponds difficilement. Surtout que, encore plus que dans les autres, il n’y a pas que du faux là-dedans. Mais franchement, il n’y a aucune raison de ne pas essayer à aider la planète. Pourquoi ?
Parce qu’aucune mesure parfaite existe. Pas la peine d’en attendre une imaginaire.
En plus, décroissance ne signifie pas dépression ni effondrement : plein des mesures profitant aux pauvres et aux pays en voie de développement (bien plus que les énergies fossiles) émergent. Leur secret : elles taxent les pollueurs et donc les plus riches.
Alors, vous avez de quoi faire pencher le débat ? Voici donc une autre excuse de l’inaction :
Parfois, on peut avoir l’impression qu’en étant écolo, on renonce à une partie de
soi-même. On se restreint. On s’empêche de vivre. Mais il y a aussi l’envers du décor :
Nous vivons libres, mais pas vraiment. Plein d’éléments nous influencent constamment : la pub, les stéréotypes, les préjugés, les médias ou encore les actes des autres.
Au final, nous faisons tous la même chose. Et pour ce qu'il nous reste de liberté, l'offre existante nous restreint encore plus. Finalement agir signifie une seule chose :
Prendre du recul. A retrouver la liberté d’acheter, de vivre et de manger en ignorant la pub. De vivre avec son propre style. Vivre en harmonie avec ses valeurs, ce n’est pas retrouver la liberté ça ? Et puis, n’oublions pas cela :
Devenir écolo ne veut pas dire tout faire ni être parfait. C’est juste prendre en compte l’environnement dans nos choix. Donc si une astuce écolo ne nous convient pas, on n’est parfaitement libre de la laisser tomber… Et si un comportement actuel nous oppresse, on est aussi parfaitement libre d’adopter une solution en accord avec nos valeurs ! Et au pire :
Tout le monde devrait sacrifier un peu de sa liberté pour un futur vivable, non ?
Mais tout ça revient à cet argument :
Argument n° 7 : agir coûte trop cher, prend trop de place et de temps, apporte des contraintes... Seuls les bourgeois et les extrémistes peuvent devenir écolos !
Sur ce point, je suis d’accord. Agir prend du temps, et au début, c’est compliqué (vous connaissez ?) Mais certains proches exagèrent… Voici donc quelques répliques pour les faire relativiser :
Est-ce que consommer moins de carburant ou éviter les achats impulsifs vous coûtera les yeux de la tête ? Non, bien au contraire : les couches lavables vous économiseront 1490€ en 2 ans et vous passer de viande vous épargnera 650€ par an environ. Cela compensera largement le coût d'une nourriture bio...
Pour l'histoire de place, juste un truc : en changeant de mode de vie, fini, le placard plein à craquer de surgelés ou le grenier tout encombré. Vous aurez tout vendu ou remplacé par des produits frais.
Vous manquez toujours d’arguments ? J’en garde encore…
En revanche, j’avoue qu'au début, vous devez vous organiser un poil. Mais une fois bien rôdé, tout deviendra simplissime et ne vous prendra pas plus de temps. Vous pourrez enfin dire au revoir au samedi gâché au supermarché et aux heures d'attentes à l'aéroport !
Sans compter que vous aurez acheté vrac ou limité la viande en deux secondes. Et que vous passerez du bon temps avec les producteurs locaux ou les menuisiers du coin...Cependant, une chose est vraie :
Impossible d'être parfait ! Oui, mais ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas TOUT faire qu'il ne faut RIEN faire.
Et agir en conscience, se couper du superflu ne signifie pas revenir à l'âge de pierre ! Vous ne faites que garder l'essentiel : suivre vos valeurs et véritables envies.
Mais ne vous affolez pas s’ils ne vous écoutent pas : On a un peu tous cette idée reçue. Changer ses habitudes, ça peut être vraiment dur. C’est pourquoi je vous conseille de leur rappeler qu’ils sont libres de choisir les actions qui leur conviennent… Notamment en leur offrant un cadeau :
- Une gourde en inox
- Un objet lavable facile d'utilisation (mouchoirs en tissu, cotons démaquillants
lavables, sacs en tissu récupérés, éponge tawashi récup...)
- Un cosmétique naturel (shampoing solide, déo maison, mascara naturel, baume à lèvres de votre fabrication, savon maison, cosmétique pour la peau DIY…)
- un liquide vaisselle solide et zéro déchet
- un isolant thermique (boudins de porte DIY, pulls, chaussettes, bonnets et écharpes en laine tricotée, rouleau isolant ou autre matériau isolant...)
- des économiseurs d'eau (stop douche, mousseur régulateur, sac économiseur d'eau WC, récupérateur d'eau de pluie (cadeau commun)…)
- un livre écologique pour plus de bonnes idées
N’hésitez pas non plus à leur offrir un atelier de cuisine végétarienne, de couture de tawashis ou sur un thème écolo qu’ils aiment… En passant du bon temps avec eux autour de l’écologie, vous changerez peut-être leur regard. Et sinon, je crois que j’ai fait le tour… Donc un dernier mot :
MERCI d’avoir lu cet article. J’espère que vous pourrez puiser dans quelques-uns de ces arguments pour convaincre vos proches de mettre le pied dans l’engagement.
Mais je sais que ce n’est pas toujours facile :
C’est pourquoi soyez indulgent, avec vous-même comme avec les autres. Vous faites déjà quelque chose de super en parlant de ce qui vous tient à cœur (je sais que c’est très dur J). Donc ce n’est pas grave si vous n’arrivez pas à convaincre 100% de vos proches (c’est presque impossible). Autre conseil :
Ne prenez pas un ton critique, désagréable comme je le faisais avant. Je crois que personne ne l’apprécie, et même moi j’ai des réactions hautes en couleurs avec ce genre de remarques.
Misez plutôt sur vos expériences positives, sur la joie que vous éprouvez avec l’écologie… Et évitez de pointer du doigt les autres. Personne n’est parfait, et pas tout le monde n’a eu la chance d’avoir son déclic ! Pourquoi je vous dis tout ça ?
Parce que, en passant à une communication tolérante, en essayant de prendre en compte tout ça… Et bien mes proches sont beaucoup plus compréhensifs. Donc voilà :
A vous de jouer !
Julia
PS : Vous souhaitez découvrir plus d’arguments écolos ? Je vous conseille le site bon pote (https://bonpote.com/) et en particulier l’article des 12 discours de l'inaction.

Ces 7 arguments d’inaction écologique, et comment les contrer
J’ai écrit cet article au cas où ça vous arrive de vous sentir seul dans votre lutte.
Comme si vos proches s’en fichaient de vos convictions. Comme si vous batailliez contre tous pour être écolo, et qu’au final c’est à vous qu’on jette les pierres. Mais bonne nouvelle :
Ce n’est pas de votre faute, ni de celle de vos proches. C’est simplement que vos proches ne vous comprennent pas et que vous ne les comprenez pas. C’est du vécu.
Et avec cet article, j’espère simplement vous donner quelques arguments pour montrer que votre opinion compte. Et aussi vous éviter les mêmes erreurs que moi en matière de « communication écolo ».
C’est parti !
Argument n°1 : le GIEC raconte n'importe quoi, on ne peut pas prévoir les choses à 100 ans. Et puis l’homme s’est toujours adapté. (climatosceptique)
Et oui, malgré tout, quelques climatosceptiques rôdent encore ! Ils répètent sans cesse ces mêmes faux doutes sur le climat ?
Alors répondez leur que les projections du GIEC se confirment aujourd'hui, et que tout le monde peut juger de leur véracité. Sans oublier de dire le plus important :
Avec les progrès technologiques, les instruments de mesure s’améliorent. En plus, si l'homme s'est toujours adapté, cela a pris des siècles (certainement pas le temps que nous avons) et cela s’accomplit dans la douleur.
A lire pour creuser le sujet : Vidéo : le climatosceptique Claude Allègre vs Valérie Masson-Delmotte
Mais peut-être que vos proches doutent du changement climatique car ils ne le comprennent pas bien. Pour cela, vous n'avez qu'à le leur expliquer. Notamment grâce à un outil génial, la fresque du climat. Ou en effectuant des recherches au préalable.
Vous vous êtes rempli la panse de contre-arguments ? Super, maintenant voici une deuxième idée reçue, bien plus répandue :
Beaucoup de gens croient dur comme fer que nous ne disposons d’aucun avenir. Et je le comprends. Parfois, le monde semble aller tellement mal qu’il n’y a aucune solution… Mais je vous rassure :
Souvent, ils interprètent mal la science. Ou écoutent les agitateurs qui attisent les peurs. Et pour leur redonner espoir, vous avez tout ce qu’il faut :
Votre optimisme. Vos convictions. Car j’avoue que quand j’y pense, il n’y a pas tant de catastrophistes que ça dans ma famille… Donc allez-y :
Dites haut et fort qu’il n’y a pas de date butoir. Que même le GIEC affirme que l’avenir est entre nos mains. Qu’il existe des solutions. Qu’avec la démocratie, on peut prendre des initiatives et que c’est ça qui va changer la donne. Mais je sais ce que vous allez dire :
C’est plus facile à dire qu’à faire… C’est pourquoi à la fin de cet article, je vous donnerai des conseils pour prendre confiance en vous. En attendant, voici quelques bonnes nouvelles et documents positifs pour avoir des preuves :
- Des espèces comme le loup1 et le gypaète barbu2, autrefois en danger, se multiplient en France
- les repas se végétalisent de plus en plus dans les établissements scolaires1
- Les Français consomment moins d’énergie qu’avant
- Aux Etats-Unis2, en Chine3 et en Australie4, des grands plans d'investissement sur le climat ont été adoptés
- L'Effet Panda du WWF (podcasts et articles)
- Le livre "Bonnes nouvelles de la planète". Vous pouvez l'acheter neuf ou d'occasion.
- La sélection de documentaires "bonnes nouvelles pour la planète" d'Arte
Maintenant, voici un autre argument, que je rencontre souvent :
Parfois, on a besoin de déculpabiliser, de rejeter la faute sur les autres… Surtout quand on est face à l’inaction des Etats et des industriels. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, allez vous me dire…
C’est pourquoi, voici des arguments pour prouver que oui, chacun a du pouvoir :
Tout le monde doit se remettre en question. Nous nous partageons la faute : les citoyens achètent aux Chinois et aux industriels, qui profitent d'un état trop laxiste.
En plus, si nous attendions que les américains agissent, il faudrait encore attendre longtemps ! Et il existe des politiques durables et résilientes. Dont nous paierons très cher le fait de ne pas les avoir adoptées. Dernière chose :
Même si le train coûtait moins cher que l’avion, même s’il y avait des pistes cyclables partout… Ce serait à nous, citoyens, de choisir l’alternative écolo. Et en mettant la pression sur les politiques et les industriels, on peut vraiment changer la donne !
Mais si certains optent pour cet argument de l’inaction, d'autres préfèrent se contenter de mesures marginales... On regarde comment réfuter ce dernier argument ?

Cette excuse-là, je l'ai forcément lue quelque part. Apparemment, des solutions miracles arrivent. Pas besoin d’y aller fort.
Vous aussi ? Alors voici comment réfuter cet argument si répandu :
Nous risquons gros en misant tout sur la technologie : la véritable solution miracle n'est pas encore arrivée. En plus, pour que l'ombre de cette révolution arrive, il faudrait encore attendre longtemps. Mais cela ne suffit pas…
Il faut aussi attendre que la solution se démocratise. Sans compter qu’en attendant, nous n’avons pas fini de polluer. De détruire notre planète et des vies humaines. Autre chose :
Je pense qu'il faut développer notre esprit critique. La plupart du temps, les politiques et industriels n'apportent pas la preuve de ce qu'ils affirment. Pour finir, les gros pollueurs ne vont passer à l'action si nous prenons sur la base du volontariat !
Maintenant, passons au gros morceau du débat :
J’admets que celui-là, j’y réponds difficilement. Surtout que, encore plus que dans les autres, il n’y a pas que du faux là-dedans. Mais franchement, il n’y a aucune raison de ne pas essayer à aider la planète. Pourquoi ?
Parce qu’aucune mesure parfaite existe. Pas la peine d’en attendre une imaginaire.
En plus, décroissance ne signifie pas dépression ni effondrement : plein des mesures profitant aux pauvres et aux pays en voie de développement (bien plus que les énergies fossiles) émergent. Leur secret : elles taxent les pollueurs et donc les plus riches.
Alors, vous avez de quoi faire pencher le débat ? Voici donc une autre excuse de l’inaction :
Parfois, on peut avoir l’impression qu’en étant écolo, on renonce à une partie de
soi-même. On se restreint. On s’empêche de vivre. Mais il y a aussi l’envers du décor :
Nous vivons libres, mais pas vraiment. Plein d’éléments nous influencent constamment : la pub, les stéréotypes, les préjugés, les médias ou encore les actes des autres.
Au final, nous faisons tous la même chose. Et pour ce qu'il nous reste de liberté, l'offre existante nous restreint encore plus. Finalement agir signifie une seule chose :
Prendre du recul. A retrouver la liberté d’acheter, de vivre et de manger en ignorant la pub. De vivre avec son propre style. Vivre en harmonie avec ses valeurs, ce n’est pas retrouver la liberté ça ? Et puis, n’oublions pas cela :
Devenir écolo ne veut pas dire tout faire ni être parfait. C’est juste prendre en compte l’environnement dans nos choix. Donc si une astuce écolo ne nous convient pas, on n’est parfaitement libre de la laisser tomber… Et si un comportement actuel nous oppresse, on est aussi parfaitement libre d’adopter une solution en accord avec nos valeurs ! Et au pire :
Tout le monde devrait sacrifier un peu de sa liberté pour un futur vivable, non ?
Mais tout ça revient à cet argument :
Argument n° 7 : agir coûte trop cher, prend trop de place et de temps, apporte des contraintes... Seuls les bourgeois et les extrémistes peuvent devenir écolos !
Sur ce point, je suis d’accord. Agir prend du temps, et au début, c’est compliqué (vous connaissez ?) Mais certains proches exagèrent… Voici donc quelques répliques pour les faire relativiser :
Est-ce que consommer moins de carburant ou éviter les achats impulsifs vous coûtera les yeux de la tête ? Non, bien au contraire : les couches lavables vous économiseront 1490€ en 2 ans et vous passer de viande vous épargnera 650€ par an environ. Cela compensera largement le coût d'une nourriture bio...
Pour l'histoire de place, juste un truc : en changeant de mode de vie, fini, le placard plein à craquer de surgelés ou le grenier tout encombré. Vous aurez tout vendu ou remplacé par des produits frais.
Vous manquez toujours d’arguments ? J’en garde encore…
En revanche, j’avoue qu'au début, vous devez vous organiser un poil. Mais une fois bien rôdé, tout deviendra simplissime et ne vous prendra pas plus de temps. Vous pourrez enfin dire au revoir au samedi gâché au supermarché et aux heures d'attentes à l'aéroport !
Sans compter que vous aurez acheté vrac ou limité la viande en deux secondes. Et que vous passerez du bon temps avec les producteurs locaux ou les menuisiers du coin...Cependant, une chose est vraie :
Impossible d'être parfait ! Oui, mais ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas TOUT faire qu'il ne faut RIEN faire.
Et agir en conscience, se couper du superflu ne signifie pas revenir à l'âge de pierre ! Vous ne faites que garder l'essentiel : suivre vos valeurs et véritables envies.
Mais ne vous affolez pas s’ils ne vous écoutent pas : On a un peu tous cette idée reçue. Changer ses habitudes, ça peut être vraiment dur. C’est pourquoi je vous conseille de leur rappeler qu’ils sont libres de choisir les actions qui leur conviennent… Notamment en leur offrant un cadeau :
- Une gourde en inox
- Un objet lavable facile d'utilisation (mouchoirs en tissu, cotons démaquillants
lavables, sacs en tissu récupérés, éponge tawashi récup...)
- Un cosmétique naturel (shampoing solide, déo maison, mascara naturel, baume à lèvres de votre fabrication, savon maison, cosmétique pour la peau DIY…)
- un liquide vaisselle solide et zéro déchet
- un isolant thermique (boudins de porte DIY, pulls, chaussettes, bonnets et écharpes en laine tricotée, rouleau isolant ou autre matériau isolant...)
- des économiseurs d'eau (stop douche, mousseur régulateur, sac économiseur d'eau WC, récupérateur d'eau de pluie (cadeau commun)…)
- un livre écologique pour plus de bonnes idées
N’hésitez pas non plus à leur offrir un atelier de cuisine végétarienne, de couture de tawashis ou sur un thème écolo qu’ils aiment… En passant du bon temps avec eux autour de l’écologie, vous changerez peut-être leur regard. Et sinon, je crois que j’ai fait le tour… Donc un dernier mot :
MERCI d’avoir lu cet article. J’espère que vous pourrez puiser dans quelques-uns de ces arguments pour convaincre vos proches de mettre le pied dans l’engagement.
Mais je sais que ce n’est pas toujours facile :
C’est pourquoi soyez indulgent, avec vous-même comme avec les autres. Vous faites déjà quelque chose de super en parlant de ce qui vous tient à cœur (je sais que c’est très dur J). Donc ce n’est pas grave si vous n’arrivez pas à convaincre 100% de vos proches (c’est presque impossible). Autre conseil :
Ne prenez pas un ton critique, désagréable comme je le faisais avant. Je crois que personne ne l’apprécie, et même moi j’ai des réactions hautes en couleurs avec ce genre de remarques.
Misez plutôt sur vos expériences positives, sur la joie que vous éprouvez avec l’écologie… Et évitez de pointer du doigt les autres. Personne n’est parfait, et pas tout le monde n’a eu la chance d’avoir son déclic ! Pourquoi je vous dis tout ça ?
Parce que, en passant à une communication tolérante, en essayant de prendre en compte tout ça… Et bien mes proches sont beaucoup plus compréhensifs. Donc voilà :
A vous de jouer !
Julia
PS : Vous souhaitez découvrir plus d’arguments écolos ? Je vous conseille le site bon pote (https://bonpote.com/) et en particulier l’article des 12 discours de l'inaction.

Ces 7 arguments d’inaction écologique, et comment les contrer
J’ai écrit cet article au cas où ça vous arrive de vous sentir seul dans votre lutte.
Comme si vos proches s’en fichaient de vos convictions. Comme si vous batailliez contre tous pour être écolo, et qu’au final c’est à vous qu’on jette les pierres. Mais bonne nouvelle :
Ce n’est pas de votre faute, ni de celle de vos proches. C’est simplement que vos proches ne vous comprennent pas et que vous ne les comprenez pas. C’est du vécu.
Et avec cet article, j’espère simplement vous donner quelques arguments pour montrer que votre opinion compte. Et aussi vous éviter les mêmes erreurs que moi en matière de « communication écolo ».
C’est parti !
Argument n°1 : le GIEC raconte n'importe quoi, on ne peut pas prévoir les choses à 100 ans. Et puis l’homme s’est toujours adapté. (climatosceptique)
Et oui, malgré tout, quelques climatosceptiques rôdent encore ! Ils répètent sans cesse ces mêmes faux doutes sur le climat ?
Alors répondez leur que les projections du GIEC se confirment aujourd'hui, et que tout le monde peut juger de leur véracité. Sans oublier de dire le plus important :
Avec les progrès technologiques, les instruments de mesure s’améliorent. En plus, si l'homme s'est toujours adapté, cela a pris des siècles (certainement pas le temps que nous avons) et cela s’accomplit dans la douleur.
A lire pour creuser le sujet : Vidéo : le climatosceptique Claude Allègre vs Valérie Masson-Delmotte
Mais peut-être que vos proches doutent du changement climatique car ils ne le comprennent pas bien. Pour cela, vous n'avez qu'à le leur expliquer. Notamment grâce à un outil génial, la fresque du climat. Ou en effectuant des recherches au préalable.
Vous vous êtes rempli la panse de contre-arguments ? Super, maintenant voici une deuxième idée reçue, bien plus répandue :
Beaucoup de gens croient dur comme fer que nous ne disposons d’aucun avenir. Et je le comprends. Parfois, le monde semble aller tellement mal qu’il n’y a aucune solution… Mais je vous rassure :
Souvent, ils interprètent mal la science. Ou écoutent les agitateurs qui attisent les peurs. Et pour leur redonner espoir, vous avez tout ce qu’il faut :
Votre optimisme. Vos convictions. Car j’avoue que quand j’y pense, il n’y a pas tant de catastrophistes que ça dans ma famille… Donc allez-y :
Dites haut et fort qu’il n’y a pas de date butoir. Que même le GIEC affirme que l’avenir est entre nos mains. Qu’il existe des solutions. Qu’avec la démocratie, on peut prendre des initiatives et que c’est ça qui va changer la donne. Mais je sais ce que vous allez dire :
C’est plus facile à dire qu’à faire… C’est pourquoi à la fin de cet article, je vous donnerai des conseils pour prendre confiance en vous. En attendant, voici quelques bonnes nouvelles et documents positifs pour avoir des preuves :
- Des espèces comme le loup1 et le gypaète barbu2, autrefois en danger, se multiplient en France
- les repas se végétalisent de plus en plus dans les établissements scolaires1
- Les Français consomment moins d’énergie qu’avant
- Aux Etats-Unis2, en Chine3 et en Australie4, des grands plans d'investissement sur le climat ont été adoptés
- L'Effet Panda du WWF (podcasts et articles)
- Le livre "Bonnes nouvelles de la planète". Vous pouvez l'acheter neuf ou d'occasion.
- La sélection de documentaires "bonnes nouvelles pour la planète" d'Arte
Maintenant, voici un autre argument, que je rencontre souvent :
Parfois, on a besoin de déculpabiliser, de rejeter la faute sur les autres… Surtout quand on est face à l’inaction des Etats et des industriels. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, allez vous me dire…
C’est pourquoi, voici des arguments pour prouver que oui, chacun a du pouvoir :
Tout le monde doit se remettre en question. Nous nous partageons la faute : les citoyens achètent aux Chinois et aux industriels, qui profitent d'un état trop laxiste.
En plus, si nous attendions que les américains agissent, il faudrait encore attendre longtemps ! Et il existe des politiques durables et résilientes. Dont nous paierons très cher le fait de ne pas les avoir adoptées. Dernière chose :
Même si le train coûtait moins cher que l’avion, même s’il y avait des pistes cyclables partout… Ce serait à nous, citoyens, de choisir l’alternative écolo. Et en mettant la pression sur les politiques et les industriels, on peut vraiment changer la donne !
Mais si certains optent pour cet argument de l’inaction, d'autres préfèrent se contenter de mesures marginales... On regarde comment réfuter ce dernier argument ?

Cette excuse-là, je l'ai forcément lue quelque part. Apparemment, des solutions miracles arrivent. Pas besoin d’y aller fort.
Vous aussi ? Alors voici comment réfuter cet argument si répandu :
Nous risquons gros en misant tout sur la technologie : la véritable solution miracle n'est pas encore arrivée. En plus, pour que l'ombre de cette révolution arrive, il faudrait encore attendre longtemps. Mais cela ne suffit pas…
Il faut aussi attendre que la solution se démocratise. Sans compter qu’en attendant, nous n’avons pas fini de polluer. De détruire notre planète et des vies humaines. Autre chose :
Je pense qu'il faut développer notre esprit critique. La plupart du temps, les politiques et industriels n'apportent pas la preuve de ce qu'ils affirment. Pour finir, les gros pollueurs ne vont passer à l'action si nous prenons sur la base du volontariat !
Maintenant, passons au gros morceau du débat :
J’admets que celui-là, j’y réponds difficilement. Surtout que, encore plus que dans les autres, il n’y a pas que du faux là-dedans. Mais franchement, il n’y a aucune raison de ne pas essayer à aider la planète. Pourquoi ?
Parce qu’aucune mesure parfaite existe. Pas la peine d’en attendre une imaginaire.
En plus, décroissance ne signifie pas dépression ni effondrement : plein des mesures profitant aux pauvres et aux pays en voie de développement (bien plus que les énergies fossiles) émergent. Leur secret : elles taxent les pollueurs et donc les plus riches.
Alors, vous avez de quoi faire pencher le débat ? Voici donc une autre excuse de l’inaction :
Parfois, on peut avoir l’impression qu’en étant écolo, on renonce à une partie de
soi-même. On se restreint. On s’empêche de vivre. Mais il y a aussi l’envers du décor :
Nous vivons libres, mais pas vraiment. Plein d’éléments nous influencent constamment : la pub, les stéréotypes, les préjugés, les médias ou encore les actes des autres.
Au final, nous faisons tous la même chose. Et pour ce qu'il nous reste de liberté, l'offre existante nous restreint encore plus. Finalement agir signifie une seule chose :
Prendre du recul. A retrouver la liberté d’acheter, de vivre et de manger en ignorant la pub. De vivre avec son propre style. Vivre en harmonie avec ses valeurs, ce n’est pas retrouver la liberté ça ? Et puis, n’oublions pas cela :
Devenir écolo ne veut pas dire tout faire ni être parfait. C’est juste prendre en compte l’environnement dans nos choix. Donc si une astuce écolo ne nous convient pas, on n’est parfaitement libre de la laisser tomber… Et si un comportement actuel nous oppresse, on est aussi parfaitement libre d’adopter une solution en accord avec nos valeurs ! Et au pire :
Tout le monde devrait sacrifier un peu de sa liberté pour un futur vivable, non ?
Mais tout ça revient à cet argument :
Argument n° 7 : agir coûte trop cher, prend trop de place et de temps, apporte des contraintes... Seuls les bourgeois et les extrémistes peuvent devenir écolos !
Sur ce point, je suis d’accord. Agir prend du temps, et au début, c’est compliqué (vous connaissez ?) Mais certains proches exagèrent… Voici donc quelques répliques pour les faire relativiser :
Est-ce que consommer moins de carburant ou éviter les achats impulsifs vous coûtera les yeux de la tête ? Non, bien au contraire : les couches lavables vous économiseront 1490€ en 2 ans et vous passer de viande vous épargnera 650€ par an environ. Cela compensera largement le coût d'une nourriture bio...
Pour l'histoire de place, juste un truc : en changeant de mode de vie, fini, le placard plein à craquer de surgelés ou le grenier tout encombré. Vous aurez tout vendu ou remplacé par des produits frais.
Vous manquez toujours d’arguments ? J’en garde encore…
En revanche, j’avoue qu'au début, vous devez vous organiser un poil. Mais une fois bien rôdé, tout deviendra simplissime et ne vous prendra pas plus de temps. Vous pourrez enfin dire au revoir au samedi gâché au supermarché et aux heures d'attentes à l'aéroport !
Sans compter que vous aurez acheté vrac ou limité la viande en deux secondes. Et que vous passerez du bon temps avec les producteurs locaux ou les menuisiers du coin...Cependant, une chose est vraie :
Impossible d'être parfait ! Oui, mais ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas TOUT faire qu'il ne faut RIEN faire.
Et agir en conscience, se couper du superflu ne signifie pas revenir à l'âge de pierre ! Vous ne faites que garder l'essentiel : suivre vos valeurs et véritables envies.
Mais ne vous affolez pas s’ils ne vous écoutent pas : On a un peu tous cette idée reçue. Changer ses habitudes, ça peut être vraiment dur. C’est pourquoi je vous conseille de leur rappeler qu’ils sont libres de choisir les actions qui leur conviennent… Notamment en leur offrant un cadeau :
- Une gourde en inox
- Un objet lavable facile d'utilisation (mouchoirs en tissu, cotons démaquillants
lavables, sacs en tissu récupérés, éponge tawashi récup...)
- Un cosmétique naturel (shampoing solide, déo maison, mascara naturel, baume à lèvres de votre fabrication, savon maison, cosmétique pour la peau DIY…)
- un liquide vaisselle solide et zéro déchet
- un isolant thermique (boudins de porte DIY, pulls, chaussettes, bonnets et écharpes en laine tricotée, rouleau isolant ou autre matériau isolant...)
- des économiseurs d'eau (stop douche, mousseur régulateur, sac économiseur d'eau WC, récupérateur d'eau de pluie (cadeau commun)…)
- un livre écologique pour plus de bonnes idées
N’hésitez pas non plus à leur offrir un atelier de cuisine végétarienne, de couture de tawashis ou sur un thème écolo qu’ils aiment… En passant du bon temps avec eux autour de l’écologie, vous changerez peut-être leur regard. Et sinon, je crois que j’ai fait le tour… Donc un dernier mot :
MERCI d’avoir lu cet article. J’espère que vous pourrez puiser dans quelques-uns de ces arguments pour convaincre vos proches de mettre le pied dans l’engagement.
Mais je sais que ce n’est pas toujours facile :
C’est pourquoi soyez indulgent, avec vous-même comme avec les autres. Vous faites déjà quelque chose de super en parlant de ce qui vous tient à cœur (je sais que c’est très dur J). Donc ce n’est pas grave si vous n’arrivez pas à convaincre 100% de vos proches (c’est presque impossible). Autre conseil :
Ne prenez pas un ton critique, désagréable comme je le faisais avant. Je crois que personne ne l’apprécie, et même moi j’ai des réactions hautes en couleurs avec ce genre de remarques.
Misez plutôt sur vos expériences positives, sur la joie que vous éprouvez avec l’écologie… Et évitez de pointer du doigt les autres. Personne n’est parfait, et pas tout le monde n’a eu la chance d’avoir son déclic ! Pourquoi je vous dis tout ça ?
Parce que, en passant à une communication tolérante, en essayant de prendre en compte tout ça… Et bien mes proches sont beaucoup plus compréhensifs. Donc voilà :
A vous de jouer !
Julia
PS : Vous souhaitez découvrir plus d’arguments écolos ? Je vous conseille le site bon pote (https://bonpote.com/) et en particulier l’article des 12 discours de l'inaction.
